Le Figuier, un arbre tropical en zone tempérée ?

Le Figuier où qu’il soit en Europe a l’art de se faire toujours remarquer, même dans les zones de son « terroir » de prédilection autour de la Méditerranée. Ses grandes feuilles épaisses à larges lobes, son tronc lisse et galbé, il n’a vraiment rien à voir physiquement avec ses congénères locaux, chênes, hêtres et autres feuillus ni même avec les pins et chênes vert qui l’accompagnent souvent dans ces terroirs chauds ou l’hiver n’est finalement qu’une saison des pluies. Il se trouve aussi que  sa botanique est foncièrement différente : Il n’a pas de sève mais du latex, d’après certaines études les branches et le tronc possède un système de photosynthèse en plus des feuilles, mais l’indice principal que son origine serait des tropiques c’est que transplanté des zones tempérés aux zones tropicales il s’adapte instantanément  à ses nouvelles conditions de température et fait plusieurs fructifications dans l’année selon les variétés jusqu’à 4 dans l’année. De plus sur les 700 ou 800 espèces de Ficus tous sont tropicaux! Exceptée notre Ficus carica

Si le Figuier c’est adapté à ce point à ce changement de zone climatique, c’est aussi, selon les études de Gemmothérapie, un des bourgeons qui a le spectre d’actions les plus large de tous ceux qui ont été étudié. Peut-ont dire que la Gemmothérapie de Figuier a la vertus de s’adapter  aux dysfonctionnements  physiologiques et psychologiques ? 

Les plantes ont un patrimoine génétique d’environ 500 millions d’années, en comparaison l’humanité est présente sur terre depuis environ 2 millions d’années, ainsi, depuis longtemps les plantes se sont développés en innovant pour se protéger des agressions extérieurs, bactéries, champignons, variations climatiques

Ficus septica (Indonésie)

Le figuier professeur de médecine

Des feuilles jusqu’aux racines toutes les parties des figuiers sont utilisés en médecine traditionnelle : écorce, latex, fruit, tout s’utilise pour guérir évidement mais c’est aussi au Pérou un arbre shamanique qui permet un voyage par la transe (Renaco, Ficus insipida) , ce voyage doit permettre d’enseigner  la médecine au Shaman.

Depuis les années 1970 les études et recherches se multiplient, cet arbre fascine les scientifiques et déroute les botanistes. Arbre le plus cité dans l’ancien testament dont le fruit est utilisé en cataplasme sur des gonflements qui seraient soit des infections soit des tumeurs *(1.Ben-Noun 2003).

Les indications s’enchainent depuis l’antiquité et notamment :

  • les pathologies d’origine inflammatoire
  • le diabète, hyperglycémie, hyperlipidémie
  • les maladies infectieuses
  • les parasites et les troubles gastro-intestinaux et pulmonaire

les actions pharmacologiques :

  • antibactérienne
  • antioxydants
  • anti-inflammatoire
  • gastroprotectrice
  • antidiarrhétique
  • vulnéraire
  • anti tumorale
  • anticancéreuse
  • antispasmodique
  • immunoéquilibrante /immuniharmonisante

soutient le traitement des tumeurs, réduit les effets secondaire de l’actinothérapie et de la chimiothérapie* (4.Zhang et Jiang 2006)

1. Ben-Noun, L.L. 2003. Figs—the earliest known ancient drug for cutaneous anthrax. Ann Pharmacother. 37: 297–300. 

2.Luna, L.E. (1984) The healing practices of a Peruvian Shaman. Journat of Ethnopharmacology 

3.Luna, L.E. 1984. The concept of plants as teachers among four Mestizo shamans of Iquitos, northeastern Peru. J Ethnopharmacol. 11: 135–56.

4.Zhang, K., and R. Jiang. 2006. Pharmacological study of Ficus carica. Zhongguo Linchuang Kangfu 10: 226–8.

5. Bolay, E. 1979. Figs and strangler figs. Pharm Unserer Zeit 8: 97–112.
Condit, I.J. 1928. Cytological and morphological studies in the genus Ficus. I. Chromosome 

6. number and morphology in seven species. Univ Calif Publ Bot. 11: 233–44.
Idem. 1934. Cytological and morphological studies in the genus Ficus. II. Chromosome number and morphology in thirty-one species. Univ Calif Publ Bot. 17: 61–74. Idem. 1964. Cytological studies in the genus Ficus. III. Chromosome numbers in sixty-two species. Madrono 17: 153–4.

7. Flaishman, M.A., V. Rodov, and E. Stover. 2008. The fig: Botany, horticulture, and breeding. 

Hortic Rev. 34: 113–96.
Kislev, M.E., A. Hartmann, and O. Bar-Yosef. 2006. Early domesticated fig in the Jordan 

8. Lansky, E.P., and D.D. Von Hoff. 2005. Complex and simple. Leuk Res. 29: 601–2.
Luna, L.E. 1984. The concept of plants as teachers among four Mestizo shamans of Iquitos, Beach, CA: Basic Health Publications.

9. Ohri, D., and T.N. Khoshoo. 1987. Nuclear DNA contents in the genus Ficus (Moraceae). Plant Syst Evol. 156: 1–4.

10. Pollan, M. 2001. The Botany of Desire. New York: Random House.

11. Saxton, J.E. 1971. The indolizidine group of alkaloids. Alkaloids (London) 1: 76–85.

12. Storey, W.B. 1975. Figs. In Advances in Fruit Breeding, ed. J. Janick, and J.N. Moore, 568– 

13. Wang, R.W., and B.F. Sun. 2009. Seasonal change in the structure of fig-wasp community and its implication for conservation. Symbiosis 47: 77–83.

14. Zhang, K., and R. Jiang. 2006. Pharmacological study of Ficus carica. Zhongguo Linchuang 


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