Cochlospernum angolensis, Borututu, (racine)
Cochlospermum angolensis WelW.
1. Médecine
Cochlospermum angolensis, également connu sous le nom de Ndongo, est une plante médicinale traditionnellement utilisée dans diverses traditions africaines pour ses nombreuses propriétés thérapeutiques :
- Activités anti-inflammatoires : Les composés de la plante, notamment les flavonoïdes et les tannins, ont montré des effets bénéfiques sur les processus inflammatoires, réduisant la production de médiateurs de l'inflammation comme les prostaglandines et les leucotriènes.
- Propriétés antioxydantes : Ses molécules bioactives telles que la quercétine et le kaempférol neutralisent les radicaux libres et protègent contre les dommages cellulaires causés par le stress oxydatif.
- Potentiel anti-cancéreux : Certains composés de Cochlospernum angolensis, notamment les saponines et les alcaloïdes, ont démontré des effets anti-tumoraux prometteurs en inhibant la prolifération et la croissance des cellules cancéreuses lors d'études précliniques.
- Vertus cicatrisantes : Cette plante semble favoriser la guérison des plaies et réduire les inflammations cutanéesgrâce à ses propriétés astringentes, cicatrisantes et antimicrobiennes.
- Activités antimicrobiennes : Des études ont révélé les propriétés antibactériennes et antifongiques de Cochlospernum angolensis, lui conférant un potentiel dans le traitement des infections.
2. Études
De nombreuses études scientifiques ont été menées sur les bienfaits de Cochlospermum angolensis :
- Effets anti-inflammatoires : Des recherches in vitro et in vivo ont montré que cette plante pourrait réduire l'inflammation de manière significative, en modulant l'activité des enzymes clés impliquées dans les processus inflammatoires.
- Activités antioxydantes : Certains travaux ont démontré que Cochlospernum angolensis possède de puissantes propriétés antioxydantes, capable de neutraliser les radicaux libres et de protéger les cellules contre les dommages oxydatifs.
- Potentiel anti-cancéreux : Des études précliniques réalisées sur différentes lignées tumorales ont révélé des effets anti-prolifératifs de cette plante, suggérant son potentiel dans la prévention et le traitement de certains types de cancer.
- Vertus cicatrisantes : Des composés de Cochlospernum angolensis semblent accélérer la guérison des plaies en stimulant la prolifération des fibroblastes et la synthèse de collagène, tout en inhibant la formation de cicatrices.
- Propriétés antimicrobiennes : Des recherches ont mis en évidence les activités antibactériennes et antifongiques de cette plante, démontrant son potentiel dans la lutte contre les infections microbiennes.
3. Composition
Cochlospermum angolensis est riche en composés phytochimiques bioactifs, notamment :
- Flavonoïdes : Tels que la quercétine et le kaempférol, possédant des activités antioxydantes et anti-inflammatoires grâce à leur capacité à neutraliser les radicaux libres et à moduler la voie de l'inflammation.
- Tannins : Responsables des propriétés cicatrisantes de la plante, en favorisant la formation de tissus de granulation et en inhibant la croissance microbienne.
- Saponines : Contribuant aux effets anti-tumoraux de Cochlospernum angolensis en induisant l'apoptose (mort cellulaire programmée) dans les cellules cancéreuses, ainsi qu'à ses vertus immunomodulatrices.
- Alcaloïdes : Certains alcaloïdes présents dans Cochlospernum angolensis semblent avoir des propriétés analgésiques, pouvant soulager les douleurs et les inflammations.
- Résine : La résine jaune ou orangée riche en composés lipophiles joue un rôle important dans les activités antimicrobiennes, cicatrisantes et protectrices de la plante.
4. Botanique
Cochlospermum angolensis, également connu sous le nom de Ndongo, est un arbuste ou petit arbre mesurant généralement entre 3 et 8 mètres de hauteur, appartenant à la famille des Bixacées. Son nom latin complet est Cochlospermum angolensis Welw. ex Oliv. = Maxililanea angolensis (Welw. ex Oliv.) Kuntze
Cette plante se caractérise par :
- Un tronc tortueux et l'écorce grisâtre et rugueuse.
- Des feuilles alternes, simples, de forme ovale à oblongue, de couleur vert foncé sur le dessus et vert clair sur le dessous.
- De grandes fleurs jaunes, solitaires ou en grappes, mesurant jusqu'à 10 cm de diamètre.
- Des fruits capsulaires de forme oblongue, contenant de nombreuses graines brunes.
- Une résine jaune ou orangée qui s'écoule abondamment lorsque la plante est blessée ou entaillée.
Cochlospermum angolensis est originaire d'Afrique centrale et occidentale, notamment en Angola, en Afrique du Sud, en Tanzanie et dans d'autres pays de la région.
5. Partie utilisée et préparation
La partie de la plante principalement utilisée dans les traditions médicinales africaines est la résine jaune ou orangéequi s'écoule du tronc et des branches lorsqu'ils sont blessés ou incisés.
Il existe diverses méthodes de préparation traditionnelles et modernes pour exploiter les propriétés médicinales de cette résine :
- Macération à froid : La résine est macérée à froid pendant plusieurs semaines dans de l'huile végétale, de l'alcool ou du miel, permettant d'extraire les composés liposolubles.
- Décoction : La résine est bouillie dans de l'eau pendant 15-20 minutes, produisant un décocté riche en composés hydrosolubles comme les tannins et les flavonoïdes.
- Poudre séchée : La résine est séchée puis réduite en poudre fine, pouvant être utilisée en gélules ou incorporée dans des préparations topiques.
- Extrait huileux : Un extrait concentré de la résine est obtenu par macération prolongée dans de l'huile végétale, préservant les composés lipophiles.
Macération Quantique© (laboratoire Gemmessence) : Une méthode spécifique de préparation est la macération quantique, qui consiste à macérer à froid la résine pendant au moins 3 semaines dans un mélange d'alcool à 96°, de sirop d'agave et d'eau (tous les liquides sont purifiés énergétiquement et informés). Ce procédé, proposé par le laboratoire Gemmessence, est conçu pour extraire les principes actifs de la plante en utilisant un processus de macération particulier qui pourrait intensifier ses effets thérapeutiques. Ce mélange est souvent utilisé dans des applications thérapeutiques et pour l'usage interne ou externe.
6. Usages, noms vernaculaires et ethnobotanique
Cochlospermum angolensis est connu sous de nombreux noms vernaculaires selon les régions et les cultures africaines :
- Borututu : terme générique utilisé dans plusieurs régions
- Lingala : Ndongo
- Kimbundu : Akua
- Kikongo : Kindongo
- Swahili : Mkundekunde
- Afrikaans : Basterkapokboom
Originaire d'Afrique centrale et occidentale, la résine de Ndongo est utilisée dans de nombreuses traditions médicinales ancestrales, notamment :
- Médecine traditionnelle africaine : Considérée comme une plante aux propriétés anti-inflammatoires, cicatrisantes et antiseptiques, elle est utilisée pour traiter diverses affections cutanées, rhumatismales et infectieuses.
- Traditions d'Afrique australe : Utilisée pour ses vertus analgésiques et antirhumatismales dans le soulagement des douleurs articulaires et musculaires.
- Médecine traditionnelle congolaise : Employée pour traiter les infections cutanées telles que les furoncles, les abcès et les plaies, ainsi que pour accélérer la guérison des blessures et les empoisonnements alimentaires.
Dans l'ethnobotanique et l'ethnopharmacologie africaines, on retrouve de nombreuses utilisations traditionnelles de Cochlospernum angolensis, notamment :
- Affections cutanées : Eczéma, dermatites, plaies, brûlures, infections bactériennes et fongiques
- Problèmes rhumatismaux : Arthrite, douleurs articulaires, lumbago
- Infections et inflammations : Abcès, furoncles, infections urinaires, dysenterie
- Troubles digestifs : Diarrhée, problèmes hépatiques, constipation
- Empoisonnement alimentaire
7. Traditions et rituels
Dans de nombreuses traditions africaines, Cochlospermum angolensis occupait une place importante, notamment :
- Médecine traditionnelle africaine : La résine de Ndongo était utilisée dans des rituels de purification et des préparations médicinales ancestrales pour ses propriétés apaisantes, cicatrisantes et protectrices.
- Traditions d'Afrique australe : Certaines populations d'Afrique du Sud et de Namibie l'employaient dans des cérémonies de guérison et des rites de protection contre les mauvais esprits.
- Cultures d'Afrique centrale : La résine de Cochlospernum angolensis était utilisée dans des encens et des onguents rituels destinés à la méditation, à la purification et à la connexion avec le sacré.
8. Spiritualité et histoire
Dans de nombreuses cultures africaines, la résine de Ndongo était considérée comme une substance sacrée et spirituelle :
- Traditions d'Afrique centrale : La plante était associée à des divinités de la guérison et utilisée dans des rituels de connexion avec le sacré, notamment pour faciliter la méditation et l'accès à des états de conscience altérés.
- Mythologies d'Afrique australe : Certaines légendes rapportent que Cochlospernum angolensis aurait des propriétés magiques et protectrices, pouvant éloigner les mauvais esprits et favoriser la bonne fortune.
- Spiritualité africaine : La résine était parfois brûlée comme encens pour purifier l'espace et créer une atmosphère propice à la méditation et à la connexion avec les forces de la nature.
Dès l'Antiquité, la résine de Ndongo était déjà réputée pour ses nombreuses vertus médicinales dans diverses cultures africaines, notamment en Égypte ancienne où elle était utilisée dans des préparations cosmétiques et rituelles.
Cependant, cette plante est restée relativement méconnue en dehors de son aire de répartition naturelle jusqu'à récemment, lorsque les recherches scientifiques ont commencé à s'intéresser à son riche potentiel thérapeutique ancestral.
Aujourd'hui, Cochlospermum angolensis fait l'objet de recherches approfondies pour mieux comprendre et valoriser ses propriétés médicinales uniques, dans l'espoir de développer de nouvelles applications thérapeutiques à partir de cette plante ancestrale.