Cinchona officinalis, Quinquina rouge (écorce)
Cinchona officinalis : L’Arbre des Fièvres et ses Vertus Médicinales
Cinchona officinalis, connu sous le nom de quinquina gris, est un arbre originaire des Andes en Amérique du Sud. Utilisé depuis des siècles pour ses propriétés antipaludiques, fébrifuges et toniques, il a marqué l’histoire de la médecine grâce à son principe actif, la quinine. Cet article explore ses bienfaits médicinaux, sa composition chimique, ses usages traditionnels et son histoire.
1. Médecine
Propriétés thérapeutiques
Cinchona officinalis est reconnu pour ses nombreuses applications médicales :
• Antipaludéen : La quinine, alcaloïde principal de l’écorce, est efficace contre le parasite Plasmodium, responsable du paludisme.
• Fébrifuge : Réduit les fièvres liées aux infections tropicales et grippales.
• Tonique digestif : Stimule l’appétit et améliore les sécrétions gastriques.
• Antiarythmique : La quinidine régule les troubles du rythme cardiaque.
• Antimicrobien : Efficace contre certaines bactéries et champignons.
• Analgésique : Soulage les douleurs musculaires et articulaires.
Applications spécifiques
• En phytothérapie : Utilisé pour traiter les fièvres tropicales, les états grippaux et les troubles digestifs.
• En homéopathie : Préparations à base de China rubra pour traiter les acouphènes, petites hémorragies et fatigue post-infectieuse.
Précautions
Le quinquina peut provoquer des réactions allergiques et des effets secondaires cardiovasculaires. Il est contre-indiqué chez les femmes enceintes, allaitantes et les jeunes enfants.
2. Études
Recherches scientifiques
1. La quinine a été isolée pour la première fois en 1820 par Pelletier et Caventou. Elle reste un traitement essentiel contre le paludisme selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
2. Des études récentes ont démontré que la quinidine est efficace pour stabiliser les rythmes cardiaques irréguliers.
3. Les tanins présents dans l’écorce ont montré des propriétés antimicrobiennes et antioxydantes utiles dans le traitement des infections.
Effets cliniques validés
Les essais cliniques confirment que Cinchona officinalis :
• Réduit efficacement les fièvres liées aux maladies infectieuses.
• Améliore la digestion en stimulant les sécrétions gastriques.
• Protège contre les troubles cardiaques liés à l’arythmie.
3. Composition
L’écorce de Cinchona officinalis contient une riche variété de composés bioactifs qui expliquent ses propriétés thérapeutiques :
• Alcaloïdes quinoléiques :
• Quinine (antipaludéen), quinidine (antiarythmique), cinchonine et cinchonidine (fébrifuges).
• Ces alcaloïdes représentent 5 à 15 % de la composition totale selon l’espèce et la provenance de l’écorce.
• Tanins catéchiques :
• Présents à hauteur de 8 %, ils possèdent des propriétés antioxydantes, antimicrobiennes et astringentes.
• Principes amers triterpéniques :
• Quinovosides, qui stimulent l’appétit et tonifient le système digestif.
• Acides organiques :
• Acide quinique, protecteur cellulaire contre le stress oxydatif.
• Flavonoïdes et composés phénoliques :
• Lutéoline, quercétine, anthocyanosides aux effets anti-inflammatoires et antioxydants.
• Saponosides triterpéniques :
• Quinovine, qui renforce l’immunité.
• Traces d’huile essentielle :
• Contribuent aux propriétés antimicrobiennes.
4. Botanique• Nom scientifique : Cinchona officinalis L.
• Famille : Rubiaceae.
• Ordre : Gentianales.
Morphologie :
• Taille : Arbre atteignant entre 5 à 6 mètres de hauteur.
• Feuilles : Ovales, coriaces, persistantes avec une surface brillante.
• Fleurs : Roses ou pourpres disposées en cymes terminales.
• Fruits : Capsules ellipsoïdes contenant des graines ailées.
Habitat :
Originaire des Andes (Équateur, Pérou), il pousse dans des zones tropicales humides entre 1 000 et 3 000 mètres d’altitude. Il est cultivé dans plusieurs régions tropicales pour ses usages médicinaux.
5. Partie utilisée et préparation
Partie utilisée :
L’écorce est principalement utilisée pour ses propriétés médicinales.
Préparation traditionnelle :
1. Décoction :
• Faire bouillir 10 g d’écorce dans 500 ml d’eau pendant 15 minutes ; consommer en deux prises quotidiennes.
2. Infusion :
• Infuser 5 g d’écorce séchée dans une tasse d’eau chaude pendant 10 minutes ; boire une fois par jour.
3. Teinture mère :
• Préparée en macérant l’écorce dans un alcool à 70° pendant plusieurs semaines.
4. Macération Quantique© (laboratoire Gemmessence) :
• La méthode consiste à macérer à froid l’écorce séchée pendant trois semaines dans un mélange d’alcool à 96°, de sirop d’agave et d’eau purifiée énergétiquement. Ce procédé unique préserve l’intégrité des principes actifs tout en intensifiant leurs effets thérapeutiques. Le produit final est utilisé en gouttes pour un usage interne ou externe.
6. Usages, Noms Vernaculaires et Distribution
Noms vernaculaires :• Français : Quinquina rouge, (gris).
• Anglais : Peruvian bark.
• Espagnol : Quina ou Kina-kina (langue quechua).
Distribution actuelle :
Cultivé principalement en Équateur, Pérou, Colombie et Bolivie pour ses usages médicinaux. Il est également introduit dans certaines régions tropicales d’Afrique et d’Asie.
7. Traditions et Rituels
1. En Amérique du Sud, Cinchona officinalis était utilisé par les peuples indigènes pour traiter les fièvres bien avant l’arrivée des Européens.
2. Au Pérou, il est considéré comme un patrimoine national figurant sur l’écusson du drapeau péruvien.
3. Les Jésuites ont popularisé son usage en Europe sous le nom de “poudre des Jésuites”.
8. Histoire
Antiquité
Découvert par La Condamine et Jussieu en 1739 dans la province de Loxa (Pérou), le quinquina était déjà utilisé par les populations locales sous le nom de “kina-kina” (écorce des écorces).
XVIIe siècle
Introduit en Europe par les Jésuites au début du XVIIe siècle comme remède fébrifuge sous forme de poudre précieuse vendue sous le nom de “poudre des Jésuites”.
XIXe siècle
1. Pelletier et Caventou isolent la quinine en 1820 à Paris, marquant une révolution dans le traitement du paludisme.
2. Carl von Linné nomme scientifiquement Cinchona officinalis en hommage à la comtesse de Chinchón qui aurait été guérie grâce à cette plante.
Conclusion
Cinchona officinalis est une plante exceptionnelle qui a marqué l’histoire de la médecine grâce à ses propriétés antipaludiques et fébrifuges. Utilisée depuis des siècles par les peuples indigènes puis adoptée mondialement après son introduction par les Jésuites, elle reste aujourd’hui un pilier de la pharmacopée traditionnelle et moderne. Grâce à des méthodes innovantes comme la Macération Quantique© du laboratoire Gemmessence, ses principes actifs peuvent être exploités pleinement tout en respectant son riche héritage ethnobotanique.